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Du monde, beaucoup de monde – les organisateurs laissaient entendre samedi qu’environ 7 000 congressistes
étaient présents à Montpellier pour cette 41e édition du congrès mondial de l'abeille. Du monde et du beau monde, venu de nombreux continents. Coloré et joyeux, Apimondia fut un plaisant mélange
de kermesse apicole géante et de colloque scientifique plus classique.Les rencontres, entre éleveurs de régions et de pays parfois fort éloignés, mais aussi entre professionnels et chercheurs
furent propices. Pourtant, elles n’ont pas
toujours eu lieu car dans cette ruche de béton pourpre du Corum de Montpellier chacun avait tendance à se presser et se croiser, courant d’une session à
l’autre ou après un intervenant.
Mon regret : l’absence de plusieurs conférenciers annoncés venant de Chine ou d’Amérique
latine. Ils n’auraient finalement pas trouvé le financement de ce voyage transcontinental ou auraient reculé devant une méchante rumeur d’épidémie galopante en France du virus H1N1 ! Aussi,
personnellement, je reste sur ma faim après cinq jours de ce congrès mondial de l’abeille. C’est que n’ayant pu me rendre dans ces lointains pays pour étayer mon enquête sur le déclin des
abeilles, j’espérais bien me rattraper à l’occasion d’Apimondia...
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Il n’empêche, je crois que les thèmes mis en débats, de nombreuses présentations et la foule réunie
au sein du colloque comme autour des stands extérieurs sur l’Esplanade du cœur de Montpellier, constituent une incontestable réussite. Désormais, plus personne en France ne peut ignorer que
l’abeille est en difficulté dans une grande partie du monde et que cet insecte ne fait pas que produire du miel, mais assure aussi un service gracieux de pollinisation des plantes à fleurs
indispensable pour les cultures et la biodiversité. Et ça, c’est déjà un progrès !